Ni sable non plus

Au-delà de l’horizon

il n’y a plus la densité de croyances

coquilles de noix et cerneaux

il n’y a plus la plénitude de vacuités

le temps n’a plus de demeure où demeurer

les mémoires s’accrochent aux branches du vent

l’oubli se désoublie

les émotions par vagues abondent le moment allé

halo en chute de sang au précipice incarné

des feuilles à venir au creux des miroirs

là où les fils tissent des filets

sur des chemins qui ne savent pas encore où aller

là où le désert n’a ni commencement ni fin

ni sable non plus

des pas sans empreintes qui empruntent

des parchemins qui résonnent des tambours

des tam tam se messagent l’amont et l’aval

l’amour et la mort

nagent contre courant

quand la force rend l’âme

l’étrave se débat

entravée d’un gouffre certain

toutes voiles dehors jusqu’à la dernière particule

particulièrement sauvage de sensualités éphémères

au sein de l’azur

et lâche gouvernail

aux courants des écueils

comme l’eau qui n’a plus de limites

quand la lune se désaltère

des larmes d’ancêtres comme des bouquets de nuages

au milieu de nulle part

emplissent la peau de devenirs toujours avortés

m’inviteras tu

me feras tu du riz au lait

parfumé à la fleur d’oranger

traverserons nous l’amertume

de cet humus partagé

 

 

 

 

 

 

 

 

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