théorème

Des volumes gigognes que pendule le vent

quelque peu déportés d’un ossuaire esseulé

à nourrir famine superposition

je béquille mes jours d’un goût de racines

et de terre

Le cimetière des autres c’est aussi le mien

vêtu d’un linceul à présenter des passés endeuillés

je tente de simplifier le théorème

dans son expression la plus pure

je propose luminosité vide

Sur cette base la déesse est tout à fait d’accord

mes profonds chagrins d’enfant ne sont pas la vie

me dit-elle

et voici un crépuscule

à disparaître derrière mon physique d’étrille

et de pain beurre salé

à décliner le verbe esprit jusqu’à sa nudité

Que dieu bénisse nos canons disent-ils

Eh bien! offrez lui une boîte de doliprane 1000

2 réflexions sur “théorème

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